<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8359697845631384251</id><updated>2011-07-08T10:24:07.658-07:00</updated><title type='text'>Suivez l'argent!</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://les-moutons-de-garde.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8359697845631384251/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-moutons-de-garde.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Zeki Deki</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrIAPRAa_oI/AAAAAAAAABQ/x5qhTzHbSzY/S220/IMGP0042.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>3</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8359697845631384251.post-366417953371228767</id><published>2009-09-17T03:25:00.000-07:00</published><updated>2009-09-17T13:48:49.541-07:00</updated><title type='text'>Synarchie: Le choix de la défaite- interview de Annie Lacroix-Riz</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Synarchie"&gt;SYNARCHIE&lt;/a&gt;: &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;Le choix de la défaite&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;Interview de Annie Lacroix-Riz&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Réalisé par &lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Jean Christophe Grellety &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;le 26/09/06&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;         &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: #990000;"&gt;&lt;i&gt;En 1940, la France          assiégée s’effondre en un mois. &lt;br /&gt;Depuis, cette "étrange défaite" ne cesse d’étonner          et reste incompréhensible. &lt;br /&gt;Dans son ouvrage, "Le Choix de la défaite", &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Annie_Lacroix-Riz"&gt;Madame Annie          Lacroix-Riz&lt;/a&gt; apporte des preuves, irréfutables et accablantes, d’une          trahison planifiée, dont l’ampleur demeure, aujourd’hui          encore, insoupçonnée.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Arial Black;"&gt;Le choix de la défaite : enquête          et sources&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/goog_1253189949545"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.vox-populi.net/"&gt;Vox Populi&lt;/a&gt; : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Armand Colin publie, depuis avril 2006, votre dernier ouvrage, «          &lt;a href="http://www.amazon.fr/choix-d%C3%A9faite-%C3%A9lites-fran%C3%A7aises-ann%C3%A9es/dp/2200267843"&gt;Le choix de la défaite. Les élites françaises dans          les années 30&lt;/a&gt; ». &lt;br /&gt;Ce titre et son sous-titre expliquent ensemble, parfaitement, la nature          de ce livre et du travail qu’il contient, fruit d’une dizaine          d’années de recherches. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Par "élites", vous désignez l’ensemble des          hommes de pouvoir et d’influence, à commencer par les hommes          d’affaires, puis les hommes politiques et les journalistes, qui,          vous le démontrez, sont assujettis aux hommes d’affaires.          &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Votre travail a pour objet de nous faire découvrir ce choix dont          parle le titre, &lt;b&gt;le choix de la défaite de 1940&lt;/b&gt;, défaite          qui a autant stupéfié les Français de l’époque,          par sa rapidité et son apparente irréversibilité,          que les étrangers qui entendaient dire alors que la France disposait          de la première armée du monde. &lt;br /&gt;Vous citez l’historien « martyr » Marc Bloch (fusillé          en juin 1944 après avoir été arrêté          par la Gestapo) qui écrivait : « &lt;b&gt;Le jour viendra (...) où          il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées          chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l’Axe Rome-Berlin pour          lui livrer la domination de l’Europe en détruisant de nos          propres mains tout l’édifice de nos alliances et de nos amitiés&lt;/b&gt;          ». &lt;br /&gt;Grâce à votre travail, ce jour semble enfin venu. Le procès          pour trahison est donc possible. Avant que vous nous exposiez des éléments          et les raisons d’une telle accusation, nous devons au préalable          la définir : &lt;br /&gt;Par trahison, nous entendons le fait, pour un et plusieurs individus,          d’appartenir à une communauté identifiée et          identitaire (une nation par exemple), de proclamer et d’utiliser          cette appartenance tout en œuvrant à sa perte, dans le but          de prendre ou d’offrir le contrôle des pouvoirs, pour et avec          l’acquiescement comme le soutien d’étrangers. &lt;br /&gt;Cette trahison est inscrite dans le droit national, français ou          américain par exemple. &lt;br /&gt;Elle fut passible en France de la peine de mort, en raison de la gravité          des actes et de leurs conséquences. &lt;br /&gt;Le châtiment que la justice française a réservé          à Laval - au moment d’une épuration bien imparfaite,          nous allons le voir - beaucoup d’acteurs de la vie française,          du début des années 20 jusqu’aux années 40,          auraient pu, à la Libération, se le voir infliger. &lt;br /&gt;Or, ce procès général et vaste de la collaboration          n’a jamais eu lieu. &lt;br /&gt;Souhaitez-vous qu’il ait lieu, à partir des pièces          que vous avez trouvées ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Annie Lacroix-Riz : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Les véritables procès n’ont pas eu lieu, pour des          raisons de maintien du statu quo économique, social et politique          d’après-Libération que j’expose dans l’épilogue,          et que j’avais perçues il y a plus de vingt ans, quand j’ai          rédigé un article sur la &lt;b&gt;non-épuration des banques&lt;/b&gt;, époque où j’ignorais jusqu’à l’existence          de la synarchie. &lt;br /&gt;Je ne rêve pas de procès - d’ailleurs formellement          impossible vu la disparition de la plupart des protagonistes - mais de          simple connaissance historique, laquelle est pour l’heure inaccessible          à la masse de la population, qui ignore (et continuera à          ignorer jusqu’à nouvel ordre) tout sur les causes réelles          de la défaite de la France en 1940 et le maintien aux affaires          (appareil d’État compris), malgré les apparences des          novations de la Libération, de ceux qui l’ont mijotée.        &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vox Populi : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Cette somme nous offre des sources multiples et essentielles : archives          françaises de la police et des Renseignements Généraux,          mais aussi archives étrangères, anglaises et allemandes.          &lt;br /&gt;Pour un historien, ce renvoi aux sources est indispensable, car le récit          que vous énoncez ne peut ainsi être accusé d’être          une fable ni une torsion de la réalité. Pourtant, il a fallu          que vous ayez déjà ouvert les yeux sur certaines réalités          pour trouver ce que vous cherchiez. &lt;br /&gt;Qu’est-ce qui vous a mis sur la piste de cette gigantesque organisation          de la trahison ? &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Annie Lacroix-Riz : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Mes travaux sur la collaboration économique m’ont fait découvrir          l’existence de la synarchie, les archives françaises et allemandes          de guerre étant fort riches sur le scandale de presse de l’été          1941 qui mit brutalement et très brièvement l’affaire          sur la place publique. &lt;br /&gt;Dans la discussion problématique du chapitre 1 de l’ouvrage          "Industriels et banquiers français sous l’Occupation",          j’ai opposé ces archives, catégoriques et convaincantes,          quoique a posteriori, aux affirmations de plusieurs de mes collègues          postulant « la légende » ou « le mythe de la          synarchie » - selon les formules ironiques respectives de Richard          Kuisel [2]. &lt;br /&gt;Je me suis fixé pour tâche de faire la clarté sur          la question en consultant les sources contemporaines des préparatifs          de la dite synarchie, c’est-à-dire celles des années          trente (consultation que j’avais déjà largement amorcée,          depuis plusieurs années, sur les questions de politique extérieure,          notamment dans le cadre de la préparation du livre Le Vatican,          l’Europe et le Reich). &lt;br /&gt;Cet objectif se confondait avec la problématique même du          Choix de la défaite, qui a accompagné toute ma carrière          d’historienne et d’enseignante : quand j’étais          professeur dans le secondaire et que je préparais (1970-1980) une          thèse d’État sur l’après-Libération,          je faisais déjà observer à mes élèves          le caractère incongru et incompréhensible de la défaite          française infligée en quelques semaines (croyais-je alors,          quelques jours suffirent) à un pays vainqueur, une des grandes          puissances du début du 20ème siècle, alors même          que la France n’ignorait rien des intentions belliqueuses du Reich          allemand. &lt;br /&gt;Bref, la problématique de « L’étrange défaite          » de Marc Bloch m’a tracassée comme historienne (sans          parler de la citoyenne) depuis l’origine de ma carrière de          chercheuse. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vox Populi : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Si certains, à l’époque et jusqu’à aujourd’hui,          n’ont toujours pas compris ni perçu ce que vous exposez,          allant jusqu’à nier « la toute puissance politique          du grand patronat », l’ensemble de votre ouvrage démontre          qu’un petit nombre d’individus tirait les ficelles des règles          et des flux économiques. &lt;br /&gt;Par exemple, selon la Sûreté Générale, «          ce scandale (le krach de la banque Oustric et de la Banque Adam, mises          à genoux par leurs frères !) plus grave que celui de Panama          » (à la fin du 19ème siècle), a pu passer comme          une lettre à la poste ! &lt;br /&gt;Cet Oustric, vous nous l’apprenez plus loin, était «          en effet lié au banquier italien et député fasciste          Riccardo Gualino ». Et ce que nous pouvons mesurer pour la première          fois grâce à votre travail, c’est à quel point          l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie étaient implantées          en France, par des réseaux économiques, sans parler des          agents d’exécutions, nous y reviendrons. &lt;br /&gt;Au coeur de cette araignée qui tisse sa toile en prévision          de la défaite, il y a ce fameux Comité des Forges, et son          dirigeant, François de Wendel, dont la famille est toujours puissante.          &lt;br /&gt;Aujourd’hui, 60 ans après la fin de cette guerre mondiale          et terrible, l’amitié franco-allemande, les partenariats          franco-allemands sont célébrés, parce que cela représente          un ensemble de conditions à cette paix, profitable à tous.          Mais cette « collaboration économique franco-allemande avait          commencé à se déployer dans les années 1920,          sous l’égide du charbon et de l’acier ». &lt;br /&gt;Elle commençait, et pour ceux qui tiraient profit de cette connexion          entre la grande bourgeoisie française et celle d’Allemagne,          elle devait se prolonger au maximum. &lt;br /&gt;La collaboration de 40 à 44 fut la période idéale          pour ce partenariat. Car les occupants ont toujours payé les factures          aux entreprises qui collaboraient. Pour cela, des patrons français          n’ont pas hésité à pactiser avec des francophobes          qui avaient retourné leur veste, en apparence, pour leurs seuls          intérêts. &lt;br /&gt;Je pense, par exemple, à l’industriel Arnold Rechberg, dont          vous parlez (page 57). &lt;br /&gt;Dès 1930, l’Allemagne est sur la voie d’un réarmement          massif, ainsi que sur celle de l’antisémitisme (Les juifs          sont récusés s’ils veulent entrer dans ces groupes          militaires). &lt;br /&gt;Les Nazis perçoivent des subsides de la part du grand patronat          allemand. Par exemple, la « redevance de 30 pfennings par tonne          vendue de houille ou d’acier que la grosse industrie allemande (...)          versait à Hitler pour frais de propagande » depuis 1923 et          l’occupation de la Ruhr (...) et « l’appui financier          des grands industriels » (formule de juillet 1932 de la Sûreté          Générale, répétée mille fois) expliquent          mieux les moyens illimités du NSDAP de 1930 à 1933 et ses          succès consécutifs. » &lt;br /&gt;Et vous ajoutez dans la foulée : « Hugenberg, ancien président          du directoire de Krupp et chef du Parti National Allemand : maître          de la moitié de la grande presse écrite (...) fut l’artisan          de la marée nazie par l’écho quotidien offert aux          hitlériens ». &lt;br /&gt;Les dirigeants français sont très bien informés,          jour après jour, de ce qui se passe en Allemagne, et s’ils          ne bougent pas jusqu’en 40, c’est qu’ils sont hypnotisés          par fascination, par désir mimétique : "Hitler plutôt          que Staline" est une devise qui, en fait, cache mal l’enthousiasme          de nos élites pour le « modèle allemand ». &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Annie Lacroix-Riz : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Ma longue pratique des archives (36 ans) n’a cessé de démontrer          la pertinence du Capital de Marx (dont j’avais fait un des thèmes          de ma maîtrise, préparée sous la direction du grand          Pierre Vilar), et notamment de ses pages sur ce que le capital est capable          de faire pour un taux de profit élevé. &lt;br /&gt;Le « modèle allemand » offrait des perspectives presque          aussi séduisantes que le taux de profit de la Compagnie des Indes          occidentales au capital britannique de la grande époque (les bonnes          années, égal ou supérieur au capital). &lt;br /&gt;Quant au réarmement allemand, il n’a pas cessé depuis          la défaite (l’historiographie, notamment allemande, est impressionnante          sur la question), mais la crise des années trente lui a donné          naturellement une accélération décisive. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vox Populi : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Le fascisme, né en Italie, était organisé autour          d’un leader charismatique et absolu - même si, aujourd’hui,          nous pouvons mieux rire de ses clowneries lorsqu’il était          en représentation. &lt;br /&gt;En France, il faut constater que, au cours de ces années 30, aucun          des prétendants à ce leadership ne parvenait à prendre          ce pouvoir, symbolique et plus que symbolique. Ce fascisme français          est une autre armée des ombres. &lt;br /&gt;Il faut parler de ces personnes et de ces figures méconnues des          Français d’aujourd’hui. François-Poncet, Taittinger,          François Coty, François de Wendel, Jean Coutrot, Anatole          de Monzie, Gabriel le Roy Ladurie, Hippolyte Worms, les synarques, ce          rassemblement plus secret dont vous parlez beaucoup, et qui a instrumentalisé          une Cagoule, qui rassemblait, elle, des hommes d’action, comme ce          Jean Filiol (dont nous avons déjà parlé ici). &lt;br /&gt;Pouvez-vous nous les présenter ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Annie Lacroix-Riz : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux que vous renvoyer à l’index, sur ces hommes appartenant          pour la plupart au grand capital financier. &lt;br /&gt;Leur trait commun est d’anéantir la thèse de la non-politisation          de cette catégorie, thèse courante de l’historiographie          dominante que j’ai contestée, preuves à l’appui,          dans le présent ouvrage comme dans « Industriels et banquiers          ... ». &lt;br /&gt;Cette extrême politisation de la catégorie suscitée          (qui se confond avec la haine de classe) a eu pour conséquence          d’inclure un certain nombre de ses représentants directs          dans la catégorie de ce que vous appelez « hommes d’action          » : à ce terme je préfère celui de sicaires          ou d’« hommes de sang », belle formule du journaliste          Pertinax à propos de Pierre Pucheu, autre grand synarque qui a          aimé plus que tout mettre la main à la pâte - combattre          avec fureur la classe ouvrière et ses défenseurs - jusqu’au          seuil de sa condamnation à mort en mars 1944, lors de sa confrontation,          à son procès d’Alger, avec deux délégués          du parti communiste, dont Fernand Grenier, qui l’accusa avec raison          d’avoir visé « l’extermination des cadres du          mouvement ouvrier » &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vox Populi&lt;/b&gt; : &lt;br /&gt;Comme je le disais, le fascisme italien et le nazisme allemand ont eu          toute latitude pour agir sur le territoire français. Les dirigeants          français sont informés, et lorsqu’ils appartiennent          au Front Populaire, ils sont parfois sous-informés par des technocrates          qui font leur propre politique. &lt;br /&gt;A ce propos, l’échec du Front Populaire est complet et profond.          Comme vous le démontrez, par des documents inédits et remarquables,          il ne parvient pas, sans doute parce qu’il ne le veut pas, à          mettre au pas ce grand capital français, comme il ne parvient pas          à prendre le contrôle du pouvoir technocratique. &lt;br /&gt;La leçon est intéressante pour aujourd’hui : c’est          bien d’élire une majorité de gauche, pour celles et          ceux qui votent et soutiennent un tel gouvernement issu d’une telle          assemblée, mais si les ministres ne parviennent pas à être          informés, à se faire obéir ou sont trompés          par une technocratie qui est payée par ce grand capital (puisqu’il          récupère les membres de ces élites dans ses grandes          entreprises), le vote est mis en échec. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Annie Lacroix-Riz : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Les sources démontrent formellement que la classe ou le groupement          de classes qui détient le pouvoir économique contrôle          tout ou presque, appareil d’État, ministres, hommes politiques,          intellectuels, journalistes, hommes de main, de la droite à la          fraction (très majoritaire) de la gauche qui ne remet pas en cause          ce système de domination. Quand ceux d’en bas réagissent,          aidés par des dirigeants qui leur sont sincèrement dévoués,          pour augmenter la part du salaire et améliorer leurs conditions          de vie, au sens large, ceux d’en haut doivent reculer, leurs propres          auxiliaires s’avérant inefficaces. &lt;br /&gt;Si ceux qui entretiennent ou influencent ces derniers continuent à          détenir le capital et, avec lui, le contrôle qu’il          assure sur l’essentiel, ils sont certains de reprendre la main.          C’est au citoyen de mesurer que rien ne changera tant que les classes          dirigeantes occuperont leur position. L’historien qui fait son métier          se contente d’en administrer la démonstration : &lt;br /&gt;L’aristocratie dominait tout avant 1789, les privilégiés          russes avant 1917, nos privilégiés avant 1939, entre 1940          et la Libération comme après cette même Libération.          &lt;br /&gt;Un des objectifs du contrôle des moyens d’information par          le grand capital (qui n’a attendu ni Bouygues ni Serge Dassault          ni Lagardère père et fils) est de dissimuler à l’électeur          salarié ou à tout non-gagnant du système cette dure          réalité. &lt;br /&gt;Mais un autre objectif est de faire passer ceux qui la décrivent          pour des fantaisistes, des aigris, des adeptes de « la théorie          du complot », des pétroleuses - quand ce sont des femmes)-          ou de les vouer à l’enterrement de première classe          : la publicité éditoriale va aux « spécialistes          du patronat » qui conviennent à ce dernier [3], pas aux autres.          C’est de bonne guerre (sociale). &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vox Populi : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Lorsque vous parlez de la Cagoule et de la Synarchie, il y a un grand          absent, c’est François Mitterrand. Est-ce que vous avez trouvé          des choses, que vous ne pourriez pas divulguer ? Lui, le charentais, compagnon          de nombreux cagoulards issus de cette région et de ce département,          n’aurait eu aucun rapport avec ce complot contre la République          ? &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Annie Lacroix-Riz : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;N’ayant rien trouvé dans mes sources sur François          Mitterrand (trop jeune pour avoir été un chef cagoulard),          je ne puis que constater ses liens profonds et durables avec les grands          cagoulards, révélés par Pierre Péan dans «          Une jeunesse française », bien que cet auteur postule une          non-appartenance du jeune homme d’extrême droite qu’il          fut au mouvement. On attendra une ouverture plus grande des sources pour          se prononcer sur pièces. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vox Populi : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Si, pour les extrémistes de droite, il y avait longtemps que leur          ennemi principal était intérieur (les Rouges, la Gauche),          il faut constater que les hommes de gauche n’ont pas pu et su percevoir          la profondeur de cette haine qui les visait et n’en ont pas été          capables à leur tour. Car la réalisation de cette guerre          civile, larvée jusqu’en 39, va se jouer entre 40 et 44. Comment          expliquez-vous cet aveuglement ? &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Annie Lacroix-Riz : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Je n’aime pas le terme de guerre civile, comme je l’ai écrit          dans mon livre - de quelle guerre s’agit-il, entre des impuissants          et des tout puissants, armés jusqu’aux dents pour anéantir          les droits des précédents (et stricto sensu un certain nombre          d’entre ces derniers) ? Une partie des « hommes de gauche          » sont nettement plus liés au patronat qu’aux classes          qu’ils sont supposés défendre : il n’y a donc          pas de leur part « aveuglement » mais un choix global au service          des dominants contre les dominés, en échange d’avantages          divers, financiers ou non (la gamme est considérable). Mon livre          me semble à cet égard démonstratif, de Léon          Blum à Camille Chautemps en passant par Édouard Daladier          et tous les autres. Cela ne choquera que ceux qui ne veulent pas affronter          les faits, impitoyables. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vox Populi : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Le quatrième chapitre s’intitule « L’Allemagne          en France : les débuts glorieux de la cinquième colonne          », et le premier sous-chapitre, « L’appareil nazi en          France ». Et vous donnez des éléments qui donnent          froid dans le dos. Car on s’aperçoit que le régime          nazi était remarquablement installé en France, bien avant          juin 40. Un jeune fonctionnaire du Ministère de la Propagande du          Reich, Arthur Schmoltz, a été expulsé d’Espagne,          début 34, en raison de ses activités d’espionnage,          il vient s’installer en France. L’Etat français connaît          les raisons de son expulsion, mais on le laisse entrer. Il devient le          « chef de la Gestapo », à l’ambassade d’Allemagne.          Au 36 rue Laffite, logeait, en sus d’une Fédération          des employés de commerce allemands, une association, Lobeda, «          chorale du Front allemand à Paris », où nos amis germains          faisaient leurs vocalises en déclarant « Ô France,          que vas-tu voir quand tu apercevras les Allemands, car les Allemands tirent          bien, attention à toi, sang français ». Tous ces gens          nous menacent, claironnent leur haine, mènent des actions anti-françaises          sur le sol français, et les représentants de l’autorité          nationale ne bougent pas le petit doigt. Finalement, la célèbre          phrase du comte d’Auteroche, « Messieurs les Anglais, tirez          les premiers » n’est pas complète, il faudrait dire          « Messieurs les Anglais et les Allemands, tirez les premiers ».          On aurait préparé un peuple à de futurs sacrifices          sanglants que l’on ne s’y serait pas pris autrement. Quel          est, à vos yeux, le personnage ou le fait, qui est le plus choquant,          au cours de ces années, de 1933 à 36, ou même jusqu’en          39 ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Annie Lacroix-Riz :&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;Le palmarès est impossible, tant l’indécence ou l’obscénité          fut grande, tant du côté du Reich, dont nombre de ressortissants          si actifs depuis 1933 revinrent comme occupants depuis l’été          1940, que du côté français : pour l’état-major          général français et pour les « politiciens          » (pour se borner à ceux qui comptèrent dans l’Etat          et son appareil) stigmatisés par Marc Bloch au printemps 1944,          ce fut une surenchère : elle fut telle que je ne suis pas sûre          que Laval (symbole entre tous pour Bloch de la haute trahison des «          politiciens ») et les siens gagneraient la première place          du concours ; le « centre » présumé et une partie          de la gauche « modérée » firent aussi bien,          tant au parti radical qu’à la SFIO. Evidemment, Otto Abetz,          pourrisseur de la presse, mérite sa réputation, mais la          concurrence est acharnée. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vox Populi : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Avec la guerre d’Espagne, puis l’annexion de la Tchécoslovaquie,          les positions de l’Etat-major français avaient le mérite          de la clarté. Vous l’écrivez (page 365) : «          L’Etat-major opta donc, dès juillet 1936, pour Franco, fournisseur          d’armes simultané du CSAR puis hôte en 1937 des cagoulards          en fuite. » Avec la Tchécoslovaquie, il ne fallut pas beaucoup          tenter l’Etat-major, dont les thèses étaient identiques          à celles de l’Allemagne nazie, à savoir que «          l’armée tchèque » représentait «          l’avant-garde des « hordes soviétiques ». Pour          cet Etat-major, et jusqu’à la déclaration de guerre          de septembre 39, et même après encore, l’ennemi n’est          pas l’Allemagne nazie, même si on est en guerre avec elle,          mais l’Union soviétique ! Franchement, quel dommage que l’amitié          franco-allemande n’était pas, avant 39, en vigueur et en          formes, sinon, on aurait incorporé les jeunes soldats français          dans la Wehrmacht pour la guerre à l’est ! Dans cette situation,          la presse française joue un grand rôle dans la propagande          mensongère. Quels sont les journaux qui, aujourd’hui, peuvent          être, encore, couverts d’opprobre ? Le Figaro ? Le Temps ?          (l’ancêtre du Monde) &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Annie Lacroix-Riz : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;On constate la même surenchère que dans le domaine précédent.          La quasi totalité de la presse fut, selon les termes du grand journaliste          Alexander Werth à propos de sa situation à l’automne          1938, « gleichshaltée » (c’est à dire          nazifiée), les archives allemandes et la correspondance des autorités          policières françaises concordent parfaitement. &lt;br /&gt;La responsabilité du Temps, organe du Comité des Forges          comme je le démontre, est particulièrement importante, puisque          cet organe était simultanément la voix officieuse du Quai          d’Orsay ; même chose pour le Figaro, autre instrument du grand          capital, et pour tout le reste ou presque, y compris dans la gauche antibolchevique,          l’argent patronal français et celui de l’Etat allemand          faisant là des ravages. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vox Populi : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Après septembre 39, c’est la « drôle de guerre          ». Mais quand nous utilisons cette expression, nous ne savons pas          à quel point nous pouvons dire que cette période était          « drôle », même s’il y a de quoi rire jaune.          &lt;br /&gt;Finalement, jusqu’aux journées de juin 40 dont Gérard          Boulanger nous a parlé, l’extrême-droite envahit la          représentation politique, et surtout la haute administration. Les          membres de la synarchie se placent à des postes décisifs.          &lt;br /&gt;Parmi eux, il y a tout de même des traîtres hors pair, je          pense à Raoul Dautry, par exemple. Il est nommé, par Daladier,          ministre de l’Armement, avant, quelques années plus tard,          de réussir le tour de force d’être nommé, par          De Gaulle, ministre de la Reconstruction. &lt;br /&gt;En fait, « il perturbait les fabrications » d’armes,          « qu’il prétendait augmenter ». Et toute la synarchie,          le CSAR, et les Cagoulards prennent possession des ministères,          des responsabilités, des moyens. Ils n’ont qu’une chose          à attendre, la défaite, mais ils ne se contentent pas d’être          dans l’attentisme, ils y contribuent. &lt;br /&gt;Un mois après l’attaque allemande, elle tombe du ciel et          envahit les routes. &lt;br /&gt;Là encore, la presse et les journalistes sont aveugles, alors que          la Cagoule a fait l’objet d’une traque policière, qu’il          y a eu des arrestations et un procès,, les Français avaient          perçu, sinon compris, que quelques-uns parmi eux étaient          prêts à ouvrir les portes aux Nazis. &lt;br /&gt;Est-ce que les hommes de gauche n’ont pas eu une responsabilité          certaine, par faiblesse ? &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Annie Lacroix-Riz : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;La presse et les journalistes ne sont pas aveugles, mais organiquement          dépendants des puissants, dont ils sont chargés de mettre          en œuvre la partie idéologique de la stratégie et de          la tactique. C’est d’autant plus inconcevable pour leurs lecteurs,          auditeurs et spectateurs qu’ils leur répètent sans          cesse, aujourd’hui plus encore qu’hier, qu’ils sont          entièrement libres et indépendants, et qu’ils glosent          sur la presse en dictature (de gauche radicale surtout). Sur « les          hommes de gauche », l’abîme est immense entre la fonction          officielle (la défense des « petits » dont se targuent          la SFIO et même le parti radical) et la fonction réelle assumée          (la défense, clandestine, des « gros » qui leur assurent          dans la société une place relativement ou absolument privilégiée).          On ne nous a pas appris, à l’école et ailleurs, que          ceux qui nous dirigent nous cachent tout : les fonds non destinés          originellement à la publication mais réservés aux          décideurs, l’attestent. Vous ne maintenez pas en place une          société, où certains gagnent en un mois ce que plusieurs          milliers voire millions d’autres ne gagneront jamais en une vie,          en leur disant la vérité sur le fonctionnement de ladite          société : vous avez besoin, pour vous assurer le soutien          ou au moins la passivité de ceux de la seconde catégorie,          de leur masquer les réalités, de leur mentir, en permanence.          L’opprobre consécutif ne doit pas frapper l’historienne          qui l’écrit en se contentant d’utiliser des sources          nombreuses et convergentes, mais, si l’on se place du seul point          de vue du citoyen, ceux qui ne font pas ce qu’ils disent et ne disent          pas ce qu’ils font. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vox Populi : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Votre livre nous apprend une foule de choses, et notamment celle-ci, essentielle          : c’est que l’extrême-droite française est en          fait beaucoup plus puissante qu’elle n’y paraît, même          si, depuis 2002, certains ouvrent les yeux. &lt;br /&gt;Aujourd’hui, on différencie une droite, supposée démocratique,          de l’extrême-droite « officielle » (Le Pen, Megret),          mais c’est une entourloupe.Il n’y a qu’une seule et          grandeextrême-droite,avecdescourantset des « sensibilités          » diverses. &lt;br /&gt;Elle a été, symboliquement, mise à genoux à          la Libération, des traîtres ont été punis,certes,          mais en fait, on comprend que son organisation a perduré jusqu’à          aujourd’hui, et que pour satisfaire son obsession, son culte, le          contrôle du pouvoir, elle est prête à tout. &lt;br /&gt;Et en face, la gauche, dans ses divisions, est, 60 ans après la          Libération, toujours aussi faible. &lt;br /&gt;Le peuple a le nombre, mais ceux qui le composent s’atomisent par          individualisme, pour copier les puissants, le dandysme. &lt;br /&gt;Quelles sont les actions que des hommes de gauche devraient mener, quels          sont les travaux qu’ils devraient engager pour inverser ce rapport          de forces ? &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Annie Lacroix-Riz :&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;Robert Soucy analyse très bien, dans ses travaux sur le fascisme          français, la continuité de la droite, extrême ou prétendument          « modérée » : face aux salaires en général,          et bien plus encore dans les phases de crise, il n’y a pas de quartier          dans les méthodes utilisées. &lt;br /&gt;Nous sommes aujourd’hui dans une conjoncture où les puissants          contrôlent la situation mieux qu’ils ne l’ont jamais          fait, l’essentiel des forces adverses ayant acquis la certitude          qu’il n’y a rien à faire et qu’il faut plier          - à peu près comme la quasi totalité de la gauche          française en 1914, abdication ou renonciation à la résistance          qui l’a conduite à l’union sacrée. &lt;br /&gt;Mais 1914 n’a pas empêché 1917, et la conjoncture changera,          comme elle est en train de changer dans une partie du monde. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vox Populi : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Des Ukrainiens, et d’autres, vous mettent en cause, pour un «          révisionnisme historique », concernant l’affaire de          la famine ukrainienne. &lt;br /&gt;Vous vous expliquez beaucoup quant à ce problème sur votre          site, mais pouvez-vous nous dire où en est cette affaire et nous          résumer votre position ? &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Annie Lacroix-Riz : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Ma réponse va être plus longue car vos lecteurs peuvent se          procurer aisément mon livre, mais pas aussi facilement trouver          un résumé sur mon affaire : la thèse de la famine          génocidaire, provoquée par Staline, est fausse, et les sources,          diplomatiques comme soviétiques, sont formelles à cet égard.          &lt;br /&gt;J’ai été amenée à travailler sur les          premières, et j’ai entre 2003 et cette année découvert          nombre de documents sur la question : j’en ai publié un certain          nombre, diffusés sur Internet, à mes étudiants (la          question correspondait à un programme d’agrégation          et de CAPES en 2003-2005), et non imprimés à cette date.          &lt;br /&gt;Il en ressort qu’une vaste campagne de propagande a été          conduite par le Reich allemand et ses divers alliés (le Vatican          et la Pologne des colonels notamment) depuis l’été          1933, sur l’affreuse famine qu’infligeait à son peuple          l’abominable Staline ou, plus largement, le système soviétique.          &lt;br /&gt;Il n’était d’ailleurs alors presque jamais question          de famine provoquée mais de « preuve » de l’impossibilité          pratique de survie d’un système reposant sur la propriété          collective. Or, c’est précisément lorsqu’a pris          fin la « famine » (considérée par les historiens          spécialistes soit comme « une menace » soit comme une          réalité entre février-mars et juillet 1933, date          de la nouvelle récolte) que ladite campagne a commencé à          se déployer. &lt;br /&gt;Ce tapage a couvert une grande et vieille entreprise allemande (antérieure          à 1914 et intensifiée à l’ère nazie)          : l’objectif d’arracher la richissime Ukraine à la          Russie. &lt;br /&gt;C’est une vérité incontournable, sur la phase allemande          de laquelle je me propose de faire à l’avenir le point (imprimé          cette fois). &lt;br /&gt;La campagne a repris depuis les années 1980 avec une vigueur nouvelle          par les Etats-Unis en quête de démantèlement de la          vaste et riche Russie soviétique, et les moyens déployés          à son service expliquent ce qui m’est arrivé : je          suis en effet la seule universitaire française, depuis de nombreuses          années, à mettre en question une thèse qui constitue          aujourd’hui un thème courant de colloque scientifique, ce          qui constitue une exception fâcheuse au consensus général.          &lt;br /&gt;Mon travail, non imprimé, a été conduit aussi sérieusement          que toutes mes autres recherches. Mais il a généré          contre moi, depuis avril 2005, une agitation délirante de la part          de tous ceux qui contribuent à interdire depuis vingt ans, en France          et ailleurs, de faire des recherches historiques convenables sur l’URSS,          M. Stéphane Courtois et certains de ses collaborateurs du Livre          noir du communisme compris. &lt;br /&gt;Elle a associé de prétendus « Ukrainiens » (dépendant          de l’ultra-antisémite « Congrès mondial ukrainien          » sis à Washington), dont certains n’ont jamais mis          les pieds en Ukraine avant la victoire de la « révolution          orange » : ces « Ukrainiens » présumés          revendiquent l’héritage de la mince fraction des Ukrainiens          naguère étroitement liée au Reich et à son          financement, entre les années trente et 1945, tout en se proclamant          partisans de l’ « indépendance » ukrainienne,          fraction qui partage aujourd’hui ses amitiés et hommages          entre les Etats américain et allemand. &lt;br /&gt;Ce tapage déchaîné contre moi, et contre lequel seuls          se sont immédiatement dressés mon syndicat (le Snesup) et          les éléments politiques les plus progressistes (via une          pétition lancée par le groupement politique auquel j’appartiens,          le PRCF), n’aurait pas dû bouleverser ma vie. Il ne l’a          gravement perturbée que dans la mesure où ma présidence          d’université, dès juin-juillet 2005, puis mon ministère          de tutelle (par l’intermédiaire du président de Paris          7), ont osé me demander des comptes sur mes travaux et sur mon          enseignement. &lt;br /&gt;L’étape ministérielle a été franchie          à une époque (fin février 2006) où un conseiller          spécial de l’Elysée recevait une équipe «          ukrainienne » dépendant du Congrès mondial précité          venue demander à M. Chirac des sanctions contre moi, qualifiée          par le chef du congrès d’« employée »          du président de la République française. Entre temps,          quelques députés de droite (dont certains portent le nom          de héros du Choix de la défaite) ont joint au tapage sur          le « génocide ukrainien » leur voix et celle de telle          « électrice » tonnant contre mon « négationnisme          » et mon « extrémisme » politique : le chiffre          de ces morts atteindrait ou dépasserait celui des juifs exterminées          pendant la Deuxième Guerre mondiale et il conviendrait de le reconnaître          solennellement via le Parlement. &lt;br /&gt;Par antisoviétisme viscéral, bien des gens qui n’ignorent          pas la gravité des objectifs « ukrainiens », y compris          certaines organisations juives, se sont obstinément tus sur cette          campagne, voire ont associé les organisations « ukrainiennes          » à leurs sessions et colloques sur les « génocides          » contemporains. &lt;br /&gt;Je dois, à mon grand regret, cette mise au point devant beaucoup          à l’insupportable pression politique actuelle traquant l’antisémitisme          là où il n’est pas, préciser que je suis juive,          non antisémite et petite-fille de déporté à          Auschwitz assassiné sur les routes de la mort du début de          1945. &lt;br /&gt;M. Chirac, qui a reçu de ma part le courrier que méritait          l’initiative décrite plus haut, n’y a pas répondu          ; pas plus, à ma connaissance, qu’à la remarquable          lettre de ma collègue germaniste Yvonne Bollmann dénonçant          le scandale des pressions sur la France exercées par le chef du          Congrès mondial ukrainien. Mais, depuis les hauts faits officiels          de ces « Ukrainiens », qui ont été autorisés          par la République française à rendre les honneurs          au grand pogromiste Petlioura, en juin 2006, à l’Etoile (on          comparera avec la couverture photographique du Choix de la défaite),          je n’ai pas eu d’écho universitaire et étatique          de leurs élucubrations : je les ignorerai donc jusqu’à          ce que la « chasse aux sorcières », actuellement en          cours dans notre Europe unifiée où « la bête          immonde » se porte fort bien, reprenne éventuellement. J’espère          qu’elle rencontrerait alors l’opposition qu’elle mérite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Encore une fois les archives nous offrent une vision bien différente de celle des prétendus livres d'histoire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quand à ceci on ajoute la fiche déclassifiée des &lt;a href="http://sciencesetavenirmensuel.nouvelobs.com/hebdo/parution/p745/dossier/a394036-le_%C2%ABbric%C3%A0brac%C2%BB_de_lhistoire.html"&gt;RG de Hitler&lt;/a&gt; de 1924, on comprends mieux à qui peut se rapporter l'expression:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;"l'instrument des puissants"&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrIN1KN9IlI/AAAAAAAAABw/9TPAJ33thEA/s1600-h/hitler+RG.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrIN1KN9IlI/AAAAAAAAABw/9TPAJ33thEA/s320/hitler+RG.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;(à suivre...)&lt;/div&gt;&lt;b&gt;         &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8359697845631384251-366417953371228767?l=les-moutons-de-garde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-moutons-de-garde.blogspot.com/feeds/366417953371228767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-moutons-de-garde.blogspot.com/2009/09/synarchie-le-choix-de-la-defaite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8359697845631384251/posts/default/366417953371228767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8359697845631384251/posts/default/366417953371228767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-moutons-de-garde.blogspot.com/2009/09/synarchie-le-choix-de-la-defaite.html' title='Synarchie: Le choix de la défaite- interview de Annie Lacroix-Riz'/><author><name>Zeki Deki</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrIAPRAa_oI/AAAAAAAAABQ/x5qhTzHbSzY/S220/IMGP0042.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrIN1KN9IlI/AAAAAAAAABw/9TPAJ33thEA/s72-c/hitler+RG.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8359697845631384251.post-6742370618378264324</id><published>2009-09-16T16:03:00.000-07:00</published><updated>2009-09-17T03:01:23.452-07:00</updated><title type='text'>L'article que tout européen devrait connaître...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrFpy4nYDBI/AAAAAAAAAA8/NA_tc9ArdpM/s1600-h/dtelegraph+federaliste1.jpeg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrFpy4nYDBI/AAAAAAAAAA8/NA_tc9ArdpM/s1600-h/dtelegraph+federaliste1.jpeg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrFpy4nYDBI/AAAAAAAAAA8/NA_tc9ArdpM/s1600-h/dtelegraph+federaliste1.jpeg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrFqSGHenPI/AAAAAAAAABE/vZ1gnylmpBE/s1600-h/dtelegraph+federaliste1.jpeg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrFqSGHenPI/AAAAAAAAABE/vZ1gnylmpBE/s320/dtelegraph+federaliste1.jpeg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Voici un &lt;a href="http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html"&gt;article&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;du 19 septembre 2000&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;de Ambrose Evans publié sur le site&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;L'article que tout européen devrait connaître...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;si vous pensez que l'UE est une idée européenne&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;si vous pensez qu'elle a été créée pour concurrencer les USA&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrFpy4nYDBI/AAAAAAAAAA8/NA_tc9ArdpM/s400/dtelegraph+federaliste1.jpeg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morceaux choisis et traduits:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Des &lt;b&gt;documents déclassifiés&lt;/b&gt; du gouvernment Americain montrent que la communauté US du renseignement menèrent une campagne dans les années 50 et 60 pour construire l'élan pour une Europe unie. Elle &lt;b&gt;finança&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;dirigea&lt;/b&gt; le mouvement fédéraliste Européen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les documents confirment les soupçons émis au moment où l'Amerique travaillait agressivement en coulisse à pousser la Grande-Bretagne dans un état Européen. Un mémorandum, daté du 26 juillet 1950 donne les instructions pour une campagne pour promouvoir un parlement Européen à part entière. Il est signé par le Gen William J Donovan, chef de l'American wartime Office of Strategic Services, précurseur of the CIA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les documents ont été trouvés par &lt;b&gt;Joshua Paul&lt;/b&gt;, un chercheur à l'université de Georgetown à Washington. Ils incluent des fichiers sortis des archives nationales US. L'outil principal de Washington pour façonner l'agenda européen était le Comité américain pour une Europe Unie (ACUE), créée en 1948. Le président en était Donovan, un avocat privé à cette époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vice-président était &lt;b&gt;Allen Dulles&lt;/b&gt;, le directeur de C.I.A. dans les Années cinquante. Le conseil d'administration a inclus Walter Bedell Smith, le premier directeur de la C.I.A. et une liste de figures d'ex-OSS et les officiels qui se sont déplacés dans et de la C.I.A.. Les documents montrent qu'ACUE a financé le Mouvement européen, l'organisation de fédéraliste la plus importante dans les années de l'après-guerre. En 1958, par exemple, il a fourni &lt;b&gt;53.5 pour cent des fonds du mouvement&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Campagne de Jeunesse européenne, un bras du Mouvement européen, a été &lt;b&gt;complètement financée et contrôlée par Washington&lt;/b&gt;. Le directeur belge, Baron Boel, &lt;b&gt;paiements mensuels&lt;/b&gt; reçus dans un compte spécial. Quand le chef du Mouvement européen, Joseph Retinger Polonais, était tenu en bride par le niveau de contrôle américain et a essayé de se procurer de l'argent en Europe, il a été rapidement réprimandé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les leaders du Mouvement européen - &lt;b&gt;Retinger&lt;/b&gt;, le visionnaire Robert &lt;b&gt;Schuman&lt;/b&gt; et l'ancien Premier ministre belge Paul-Henri &lt;b&gt;Spaak&lt;/b&gt; - ont été tous traités comme de la &lt;b&gt;main d'oeuvre par leurs sponsors américains&lt;/b&gt;. Le rôle des USA a été géré comme une opération secrète. Le financement de l'ACUE'S est venu des &lt;b&gt;fondations Ford et Rockefeller&lt;/b&gt; aussi bien que des groupes d'affaires avec des liens proches au gouvernement américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chef de Ford Fondation, ex-officier de l'OSS Paul Hoffman, doublé du poste de chef de l'ACUE à la fin des années cinquante. Le Département d'État a aussi joué un rôle. Une note de la section européenne, datée le 11 juin 1965, conseille le vice-président de la Communauté Economique Européenne, Robert Marjolin, de &lt;b&gt;poursuivre l'union monétaire en secret&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il recommande de &lt;b&gt;supprimer le débat&lt;/b&gt; jusqu'au point auquel "l'adoption de telles propositions deviendrait pratiquement inéluctable".&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la lumière de ces informations il semble établi que la croyance largement partagée vis à vis de l'origine et du rôle de concurrent des USA est le résultat d'une subtile propagande.&lt;br /&gt;En effet comment expliquer autrement la méconnaissance de cette information capitale?&lt;br /&gt;Comment expliquer que non seulement elle est largement passée inaperçu mais qu'en plus les français restent plus jamais persuadés de l'inverse?&lt;br /&gt;Comment justifier qu'aucun mainstream média n e dénonce ou qu'aucun politicien ne s'engage dans ces failles?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les questions que ces archives soulèvent peuvent être reliées à d'autres sujets qui trahissent l'unité UMPS, comme les problèmes posés par l'OTAN ou vis à vis de l'élite financière et industrielle internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des questions pour ceux qui seraient tentés de penser que tout cela est révolu et que ce sont les intérêts européens (seuls) qui sont défendus par l'UE:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Comment penser que cette ingérence est finie quand on ignorait jusqu'à sa réalité?"&lt;br /&gt;"Comment penser que le ménage a été fait si personne n'a vu et ne voit la tache?"&lt;br /&gt;"Comment croire que la "suppression du débat" fait partie du passé?"&lt;br /&gt;"Comment nier l'anti-démocratie de cette union de son origine au traité de Lisbonne?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'implique ces archives est capital pour comprendre le présent et comment nous avons été lentement mais surement conduits en face de cette construction, désinformés sur sa réalité et embrigadé dans une union libre-échangiste, une véritable voie de l'américanisation des pays européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'UNION EUROPEENNE N'EST PAS EUROPEENNE MAIS AMERICAINE!&lt;br /&gt;C'est une union américaine d'européens.&lt;br /&gt;Certains n'y voient que la satelitisation des états soumis aux intérets USA, et ils ont probablement raison.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8359697845631384251-6742370618378264324?l=les-moutons-de-garde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-moutons-de-garde.blogspot.com/feeds/6742370618378264324/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-moutons-de-garde.blogspot.com/2009/09/larticle-que-tout-europeen-devrait.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8359697845631384251/posts/default/6742370618378264324'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8359697845631384251/posts/default/6742370618378264324'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-moutons-de-garde.blogspot.com/2009/09/larticle-que-tout-europeen-devrait.html' title='L&apos;article que tout européen devrait connaître...'/><author><name>Zeki Deki</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrIAPRAa_oI/AAAAAAAAABQ/x5qhTzHbSzY/S220/IMGP0042.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrFqSGHenPI/AAAAAAAAABE/vZ1gnylmpBE/s72-c/dtelegraph+federaliste1.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8359697845631384251.post-2803761907872947223</id><published>2009-09-16T15:09:00.000-07:00</published><updated>2009-09-16T15:09:32.154-07:00</updated><title type='text'>Goldman Sachs, quand la fatwa de "Mad" Max Keiser rencontre la tendresse de HEC</title><content type='html'>&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;"Well Goldman Sachs are scums..." &lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/65/Max_keiser_in_a_london_taxi.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/65/Max_keiser_in_a_london_taxi.jpg" width="139" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Max_Keiser"&gt;Max Keise, &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;span style="font-size: large;"&gt;L'homme qui a émis une fatwa contre &lt;a class="mw-redirect" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hank_Paulson" title="Hank Paulson"&gt;Hank Paulson&lt;/a&gt;!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" height="381" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xah8uu_1-2-max-keiser-sur-goldman-sachs-st_news"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xah8uu_1-2-max-keiser-sur-goldman-sachs-st_news" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="381" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xah8uu_1-2-max-keiser-sur-goldman-sachs-st_news"&gt;1 / 2&amp;nbsp;&amp;nbsp; Max Keiser sur Goldman Sachs (S/T) (bis)&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoyé par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/hussardelamort"&gt;hussardelamort&lt;/a&gt;. - &lt;a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"&gt;L'info internationale vidéo.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" height="381" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xah6hi_2-2-max-keiser-sur-goldman-sachs-st_news"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xah6hi_2-2-max-keiser-sur-goldman-sachs-st_news" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="381" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xah6hi_2-2-max-keiser-sur-goldman-sachs-st_news"&gt;2 / 2&amp;nbsp;&amp;nbsp; Max Keiser sur Goldman Sachs (S/T)&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoyé par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/hussardelamort"&gt;hussardelamort&lt;/a&gt;. - &lt;a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"&gt;L'info internationale vidéo.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Keiser est un ancien trader et co-fondateur de HSX Holdings/Hollywood Stock Exchange, producteur de documentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="mw-headline"&gt;&lt;span style="font-size: small; font-weight: normal;"&gt;La où il devient intéressant c'est que durant ses "shows" il livre ses prédictions, dont voilà des exmeples:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;En septembre 2004 dans &lt;i&gt;The Ecologist&lt;/i&gt; magazine, Keiser prédit correctement l'effondrement en 2008 de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Fannie_Mae" title="Fannie Mae"&gt;Fannie Mae&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Freddie_Mac" title="Freddie Mac"&gt;Freddie Mac&lt;/a&gt; quand il écrivit: "My guess is that the two stocks that look the likeliest to implode at the hands of derivative-wielding Wall Street financial types (and other fundamentalists) preying on a US economy made weak by cheap money are Fannie Mae and Freddie Mac."&lt;/li&gt;&lt;li&gt;En 2006 il prédit correctement la crise des sub-primes qui ont causé la recession en 2008.&lt;sup class="reference" id="cite_ref-bbcworldnews.com_15-1"&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Max_Keiser#cite_note-bbcworldnews.com-15"&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;En 2007 il prédit correctement l'effondre de l'économie Islandaise en 2008. &lt;sup class="reference" id="cite_ref-19"&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Max_Keiser#cite_note-19"&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;In Juillet 2008, il a prédit à tort (et oui ça arrive aussi...) que les élections présidentielles de 2008 seraient repoussées à cause de la "crise financière globale".&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&amp;nbsp;La où il devient doublement intéressant c'est son...hedge fund : &lt;a href="http://karmabanque.com/"&gt;Karmabanque&lt;/a&gt;!&lt;br /&gt;Oui vous lisez bien (karma+banque), c'est en gros un hedge fund activiste écologiste dont l'objectif est de s'attaquer aux "gros" comme Coca, McDonald ou Microsoft.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l'aurez compris c'est un personnage...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En face de lui &lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Moncef_Cheikhrouhou"&gt;Moncef Cheikhrouhou&lt;/a&gt;, professeur &lt;/span&gt;affilié d'économie&lt;a href="http://www.blogger.com/goog_1253135237588"&gt; &lt;/a&gt;managériale et de finance internationale à l'École des hautes études commerciales (HEC) de Paris. Directeur du groupe de presse familial &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dar_Assabah" title="Dar Assabah"&gt;Dar Assabah&lt;/a&gt; et président de l'International Maghreb Merchant Bank.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement son disours "rassurant"et consensuel me laisse perplexe...&lt;br /&gt;Il semble que protéger le système soit une part de son travail de formateur d'élite... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://maxkeiser.com/"&gt;Son site officiel&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8359697845631384251-2803761907872947223?l=les-moutons-de-garde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-moutons-de-garde.blogspot.com/feeds/2803761907872947223/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://les-moutons-de-garde.blogspot.com/2009/09/goldman-sachs-quand-la-fatwa-de-mad-max.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8359697845631384251/posts/default/2803761907872947223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8359697845631384251/posts/default/2803761907872947223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-moutons-de-garde.blogspot.com/2009/09/goldman-sachs-quand-la-fatwa-de-mad-max.html' title='Goldman Sachs, quand la fatwa de &quot;Mad&quot; Max Keiser rencontre la tendresse de HEC'/><author><name>Zeki Deki</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_BOeTg1BqhsM/SrIAPRAa_oI/AAAAAAAAABQ/x5qhTzHbSzY/S220/IMGP0042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
